Chroniques d'une néo-luxembourgeoise
J'aime la Wurst et la Bofferding

15 février 2011 à 16:07

Comme on me le fait bien remarquer là où je passe au moins 8h par jour 5 fois par semaine, je viens de Paris. La Parisienne, donc, elle s’y connaît en bouchons. Les files (pour m’adapter à mon lectorat belge), ça me connaît, sur le périphérique à 18h34, sur l’autoroute A6 devant le péage de St Arnould le dimanche soir du retour du week-end de l’Ascension. Dans n’importe quelle situation, je pensais avoir vu les plus gros bouchons qui puissent exister. Et non, ce n’est pas le snobinardisme parisien qui parle, c’est une réalité, quand on vient d’une capitale où zonent pas moins de 12 millions d’habitants, forcément on maîtrise l’art du bouchon. Et même les bouchons dans le métro. Et les bouchons dans la zone réservée au bus. Et les bouchons à Vélib.

Et ben mes enfants, à Paris, il nous manque un truc. Les bouchons à 2h de matin. Eh oui. Et là, les moins parisiens me diront « impossible ». Mais impossible n’est pas Luxembourg. La preuve en image, en allant en boîte, en semaine s’il vous plaît : bouchons

Alors, c’est pas du bouchon by-night, ça ? C’est ce soir-là que j’ai compris 2 trucs :
* scientifiquement parlant, c’est pas uniquement parce qu’il y a du monde dans une ville et des parisiens au volant qu’il y a des bouchons ; tout est question de largeur de rue et densité de bars/boîte au m2 ;
* je sens que je peux vachement me plaire dans une ville où les gens sortent TOUS jusque tard dans la nuit, même en semaine. Parce que le lendemain, TOUT le monde a la bouche pâteuse, la barre sur le front et les yeux injectés de sang. Et moi qui aime la foule quand ça grouille, qui aime les rires et les cris, franchement, ce pays m’épanouit vachement !

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7 février 2011 à 12:51

Cher lectorat en délire (si tu existes encore), aujourd’hui et après plusieurs mois sans sujet vital (sans sujet tout court ?), je vais soulever un vrai problème de société.

Parce que les journaux évoquent les élections en Côte d’Ivoire, les révolutions en Afrique du Nord, le 11e forum social mondial à Dakar ou la révolution de la basoche en marche. Mais qui parle des problèmes de pommes de terre au Luxembourg ? Entre l’interdiction de la pomme de terre OGM Amflora (attention, je valide à mort) et la mauvaise production de 2010 suite à l’arrivée précoce de l’hiver (en août) – production réduite de 30 à 50% selon les producteurs – 2010 a été une vraie catastrophe pour le tubercule susmentionné.

En plus de la crise, si les pommes de terre se cassent la gueule, je ne sais pas où l’Europe va finir. Pour pallier à cette problématique existentielle, et sans attendre une réaction gouvernementale, nous avons pris les mesures qui s’imposent : produire des pommes de terre biologiques. Comme ça, ça colle avec Greenpeace (et la politique gouvernementale), et on laisse le peu de production aux (mal)heureux qui logent dans des appartements.

Ce qui nous donne une récolte de 126 kilos. Là, je m’interroge quand même sur la baisse de production de 50%. Hey les gars, faut se lancer dans la Désirée, retourner son champs à la main et se faire aider par la famille, ça produit à mort.

Grâce à cette formidable production, nous sommes devenus de gros consommateurs de Désirée, et donc maîtres-es-préparation de pommes de terre : gratin dauphinois, frites, vapeur, rôties, au four, sautées, papillotes, salade, tartes, soupe, gromperekichelcher et gnocchis.

D’ailleurs, les gnocchis, c’est une valeur sure parce qu’on peut les congeler. Du coup, on les fait par kilos. Ici, 2,5kilos.

Si vous aimez les patates, laissez tomber les restos et passez à la maison !

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29 juillet 2010 à 17:25

Mes petits caramels fondus (c’est de saison), aujourd’hui causons de patience. Pas de la vertu qu’est la patience, non, mais bien du statut conscient de nécessité (restons raisonnables et modestes).

Au début, tout n’était que désert aquatique et tristesse grise. On se contentait de plaques noires, qui ne faisaient que chauffer, quelque soit la position. La variation thermique était égale au QI de Michael Vendetta : soit on faisait du chaud, soit on ne faisait rien. Même pour le thé, c’était la catastrophe. La maxime « café bouillu, café foutu » n’avait jamais été aussi vraie.
Quant à l’esthétique… on ne parlait même pas d’esthétique, juste de pratique (un peu comme chez Ikea).

Puis vinrent Moïse, Dioclétien et les Chevaliers de l’an Mille du Lac de Paladru. On pouvait parler pour de vrai de « pratique », on savait mettre le cochon complet au froid (et plus seulement un pied de cochon), et plus que tout, on créait la variation thermique. Terminé les pâtes instantanées, Barilla révélait à nous l’Al Dente pour plusieurs tailles de pâtes. Ce n’était pas « joli » mais ça commençait à ressembler à un espace à regarder sans se brûler les yeux.

Suivirent Dante, Louis XV, et Charles de Flahaut. On pénétrait alors dans l’ère extraordinaire du combiné. Les poulets et autres pizza se révélaient enfin à nous. La modernité nous apportait son lot d’appareils à raclette, gaufrier et toutes sortes de machines à vapeur. La praticité et la modernité ne communiaient cependant pas. Tout s’empilait, se serrait, se bousculait dans des placards trop étroits et bancals. Bref, ce n’était pas le siècle parfait.

Et enfin, Keynes, Einstein, Queen, Terry Pratchett et Internet marchèrent vers nous. On avait atteint la perfection. L’histoire s’écrit sur du long terme et tout le monde sait que Rome ne s’est pas construite en 1 jour. Et comme Rome, elle est fonctionnelle, ingénieuse, contemporaine, splendide et spacieuse. Une photo la résume. Une pensée aussi : vous l’avez rêvé, les Allemands l’ont fait.

« Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».

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27 juillet 2010 à 18:46

Mes petites crevettes roses, attention, note à probable potentiel réactionnaire (ça dépendra des personnes qui l’interprètent, on ne peut pas plaire à tout le monde pour reprendre le titre d’une émission à potentiel essentiellement crétin).

Pourquoi les parents se sentent-ils obligés, passé un âge certain de leurs enfants, de leur acheter des horreurs qui polluent le jardin (et la vision de ceux de leurs voisins) ? Ces derniers temps, je ne sais pas si c’est le temps ou la crise, mais c’est l’escalation (aehm, je vous montre mes prouesses anglophones suite à ma formation)(ahaha) dans l’atrocité plastique des jardins.

Admettons une balançoire en bois, ça fait authentique (ah y’est, je tombe carrément dans le pathos « mais le XIXe siècle, c’était mieux ! »)(c’est surtout un vieux fantasme de gamine, là). Mais que dire des toboggans en plastique, des maisonnettes en plastiques vert et jaune (les 2, hein, c’est mieux, ça fait ENCORE plus moche), des structures gonflables (vous voyez, les gros châteaux ou grosses girafes dans lesquelles on allait sauter à la fête sportive annuelle de la ville ? C’était le truc exceptionnel, c’était vraiment la fête, comme une fête foraine), des piscines (je ne parle pas des pataugeoires, je parles des graaaandes piscines dans lesquelles on peut noyer les petits enfants), des géantissimes trampolines (ah là, ok, on abandonne le plastique pour une formidable structure en métal recouverte de mousse noire synthétique sur chaque montant), sans vous parler carrément des maisons/toboggans/toile d’araignée/passage-dans-les-airs-sur-des-rondins-de-bois tout en un (et là, je vous assure que j’en oublie).

A côté de ça, les mêmes parents pleurnichent tous les 4 jours sur leur pelouse qui n’est pas aussi verte et aussi rase qu’ils le voudraient, des rosiers qui ne sont pas en fleur et des chardons qui pourrissent leur jardin anglais. Mes crevettes, j’ai du mal à voir la cohérence dans tout ça.

Si je reprends la comparaison avec la fête foraine, c’est comme avoir la  Schueberfouer 6 mois sur 12 dans son jardin (oui, la Schueberfouer est un excellent comparatif pour des gamins de 4 ans qui ont foultitude de bordel dans leur jardin, à leur disposition). Alors que franchement, une bassine d’eau, un jeu de badminton et Zelda sur DS ne suffiraient-ils pas à leur bonheur le plus abouti ?

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11 juillet 2010 à 18:50

Rappelez-vous mon post de l’année passée.
Et bien, il n’y a qu’une chose à dire :

TOUS DERRIERE ANDY SCHLECK !!! (et pas devant, surtout pas Alberto)

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