Chroniques d'une néo-luxembourgeoise
J'aime la Wurst et la Bofferding

29 juin 2008 à 11:43

ça y’est, je suis définitivement passée de l’autre côté de la barrière. Comme Pénélope, quoi. Je me suis précipitée à la Poste qui m’a appelé en urgence « il faut prendre un rendez-vous en URGENCE au sujet de votre compte-courant » et moi « bordel, j’ai pas géré mon compte depuis des semaines, ça se trouve, je suis à – 5000 et je vais être interdit bancaire… comment je pourrais m’acheter mes chaussures, mes sacs, ma montre, mon Zelda sur DS ???? »

Heureusement, donc, c’était juste pour m’annoncer que mon compte Bagoo ne pouvait plus être opérationnel puisque j’avais 26 ans dans 3 jours. (il restait 15,24 euros sur mon compte, donc avec le découvert autorisé, encore 400 euros d’achats, ouf je suis sauvée pour les soldes).
C’était également le moment de ne pas oublier la veille de mon 26e anniversaire pour renouveler ma carte 12-25 à la SNCF. Ce qui me rassure malgré tout, c’est que j’ai dû montrer à l’agent-vendeur du guichet une pièce d’identité : il pensait que j’avais menti sur la précédente carte 12-25 et que je n’allais pas avoir 26 ans mais 23 ans « mais pourquoi vous pressez-vous ? »

Bref donc, j’ai été pourrie gâtée, et du coup, je n’ai plus qu’à m’acheter mes chaussures pendant les soldes. Et même j’ai été encore plus gâtée que ça : voici mon nouveau joujou, je l’adore :

Avec lui (qui est riquiqui), je peux aller partout. Et je peux même vous faire participer à des jeux trèèèès marrants :

Qu’est-ce que c’est ? (vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir)

1) l’entrée d’un grand hôtel ?

2) le chemin pour faire passer les bagages dans un aéroport ?

3) une consigne à verre ?

Celui qui a trouve a le droit de rejouer !!!

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23 juin 2008 à 17:31

J’ai découvert hier le gros avantage d’habiter à la frontière de 2 pays : on a droit à 2 fêtes nationales dans l’année.

La fête nationale à Luxembourg, c’est le 23 juin. Les festivités s’étalent sur le week-end…. quand je dis festivités, j’entends saucisses, bières, saucisses, drapeaux luxembourgeois et musique. Bon, ça va un peu plus loin le jour de la fête nationale (qui fête en réalité l’anniversaire du Grand Duc, qui n’est pas vraiment sa date anniversaire. ça l’était avant, le vrai jour de l’anniversaire du souverain, soit le 23 janvier pour la Grande Duchesse Charlotte, qui décida que pour des raisons climatiques, on allait transférer cette fête au 23 juin. Et c’est resté.)

Après ce petit cours d’histoire luxembourgeoise, donc, hier c’était le feu d’artifice dans la ville. Jamais vu autant de monde dans la petite ville paisible de Luxembourg en soirée ; notez que je traine assez peu en soirée dans Lux Ville, mais je pense que c’est beaucoup plus calme que ça. Les gens se sont massés sur le pont qui mène de la gare au centre (me souviens plus de son nom), entre les saucisses et les gendarmes. ça donnait ça :

Le feu d’artifice a démarré à 23h35. Comme lors tous les feux d’artifices, (sauf Yvoire, comprendront ceux qui voudront) je suis dans un état d’émerveillement à la limite de la béatitude. Je me sens toujours très jeune et très frêle face à ce déluge d’images, de sons, d’odeurs, bref, de sensations en tous genres.

Comme Lux Ville est une capitale (on ne rigole pas avec ces choses-là), le feu était à la mesure de la ville, grand et relativement long (23minutes). Cependant, 2 petits reproches :

1) Il vaut mieux éteindre les lumières du pont lorsque le feu d’artifice est tiré. C’est encore plus sensationnel pour les spectateurs, et nettement plus pratique pour les photographes. Et non, il n’y a pas un risque multiplié par 149 de se voir subtiliser son portefeuille ou son portable dans une foule qui regarde un feu d’artifice (je rappelle la présence des 30 gendarmes à l’entrée du pont).

2) Je pense qu’il faut tenir compte du temps (entendez weather), du vent ou alors faire gaffe au potentiel feu qui se déclenche. Parce que quand les feux (d’artifice) sont cachés derrière la fumée, bah on voit rien, et ça, c’est naze.

Vous pouvez voir sur mon flickr d’autres photos très jolies du feu d’artifice. Sinon, ça valait le coup, et puis ça sentait les vacances. Et on remet ça dans 3 semaines, mais en France :p

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8 juin 2008 à 11:12

Dans la vie d’un couple, il y a plein de phases.

La phase « drague » : on se cherche, on se trouve pas, on se cherche encore et on finit par se trouver.

La phase « on s’aime à la folie » : on s’aimera toute la vie, c’est plus bel amour du monde, les autres ne savent pas faire, on découvre les joies du clitoris (pour cette référence, voir le livre du jour ici), et la vie est merveilleuse.

La phase « ça fait 3 ans qu’on est ensemble, on va habiter ensemble » : là, on s’installe chez l’un ou chez l’autre, on arrive avec ses petites affaires, on se fait une place (voir la chanson de Grand Corps Malade). Ou alors carrément on décide d’acheter (ou de louer) un appart (ou une maison) ensemble. Là, ça rigole plus, on devient un vrai couple, on a des « beaux-parents  » et des « beau-frère » ou « nièce ». C’est plus la folie furieuse, mais on est vachement bien.

La phase « on s’aime trop, faut qu’on se marie » : tout est dans le titre.

Maintenant, on habite vraiment ensemble, les factures sont aux 2 noms (et d’ailleurs, on a le même nom), on fait le ménage et les courses ensemble, et la déclaration d’impôts.

Mais… pour être un vrai couple, il faut UNE chose, hyper importante et vitale à l’idée philosophique même du couple. Non, pas une machine expresso, ni un lave-vaisselle. Un objet ménager qui fait qu’on devient une famille, l’air de rien. Une friteuse.

Notre vie a changé depuis hier midi. Une friteuse à la maison, de compétition, qui fait pro, qui passe toute entière au lave-vaisselle (justement), qui se range facilement et qui est jolie comme un coeur…. Frites et mayo… la vraie vie, quoi.

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5 juin 2008 à 0:47

Si vous voulez faire la chenille en concert et finir sur la scène avec vos artistes préférés, faire une standing ovation au milieu d’une foule compacte, danser sur « en haut…. en bas… à gauche…. à droite…. on rame…. on rame…. on tourne…. on saute… et on recommence », vous retrouver dans l’espace avec Etienne Daho et voir la Grande Ourse, vivre un 1/4 d’heure américain en live et « emballer » sur du Zouk Love, vivre un vrai moment de rock avec une guitare acoustique et même une corde cassée, crier, sauter, danser et beaucoup, beaucoup rire, il faut que vous alliez voir la Chanson du Dimanche.

Et comme ça vous aura énormément plu et que vous aurez aussi envie d’être de bonne humeur tous les jours à la maison (et pas seulement le dimanche), vous achèterez leur super DVD, avec tout plein de bonus.

Là, ce soir, je n’ai pas d’insomnies, j’étais très contente d’avoir 25 ans 1/2 en 2008, et pouvoir faire tout ce que j’ai décrit précédemment au Nouveau Casino grâce à la Chanson du Dimanche. Petite vidéo :

Petit Cheminot

(Pour ceux qui connaissent, parce que les autres vous ne verrez jamais rien qu’une ombre devant des lumières, et des gens qui crient « tchou tchou », donc, c’est Petit Cheminot, LE grand tube… tchou tchou)

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4 juin 2008 à 0:22

J’ai 25 ans 1/2. Ca fait des semaines que j’attends ce concert, des mois. Les places étaient en vente depuis longtemps, il a fallut se presser pour en avoir. Une fois les places en poche, la date paraissait loin. Et puis j’avais un peu oublié, jusqu’à qqs semaines avant.

Enfin bref, nous y voilà, c’est LA soirée du concert. La nuit j’espère. On arrive plusieurs heures avant avec les copines pour avoir des places correctes, devant, pour les voir, parce que sinon dans un stade, bonjour l’angoisse de l’écran géant.

Le jour commence à baisser, inversement proportionnelle à la foule. Les gens fument, boivent, chantent, mangent, commencent à s’exciter. Les portes s’ouvrent. Vite, vite, on galope au premier rang. Bon, on y est pas tout à fait, mais ça devrait aller. On aperçoit les guitares, la batterie tout là-haut, les claviers… ça devient vraiment bon.

Le stade se remplit, là, cette fois, on y est. La foule s’impatiente, nous encore plus. On applaudit, on crie, on tape de plus en plus fort… et là, ça y’est, ils arrivent. C’est le délire. Le concert commence, ils sont déchaînés, et nous aussi.

Mais le must, c’est à ce moment-là. On les trouve fantastiques, magiques, on sait enfin que la beauté la plus totale existe, la musique est transcendante, on est complètement hors du temps, et ça ne finit jamais. Bah si quand même, à un moment, mais ça tourne pendant encore longtemps, des jours, des semaines voire des années.

J’étais là.

Bon, d’accord, pas en vrai. Mais grâce aux insomnies, je peux le vivre. Et franchement, à cet instant précis, je pourrais faire un procès à mes parents pour ne pas être née 25 ans plus tôt.

J’aurai vécu ça aussi, et surtout ça, ça aussi mais ça (presque) rien à voir. Bref, ç’aurait été génial…

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