Chroniques d'une néo-luxembourgeoise
J'aime la Wurst et la Bofferding

30 octobre 2008 à 11:35

Hola, public en délire !!!

Non, mon absence ne s’explique pas par une double fracture de chaque cubitus à cause d’une chute de chaussures, non, mais c’est gentil de vous inquiéter de ma santé. J’ai juste été une grande feignante. Surtout que je ne travaille plus (d’autant plus, c’est ça ? Non, mettons ça sur le coup de la déprime du chômeur).

Donc depuis mes jolies chaussures, je suis devenue chômeuse, j’ai fait augmenter les statistiques du gouvernement – en cette période de crise, c’est pas sympa – et j’ai eu la grande chance de vivre ma première dernière expérience aux Assedic et à l’ANPE. Je tiens d’ailleurs à préciser que, maintenant, je suis certaine que la fusion des 2 ne fera pas moins de chômeurs (c’est purement mathématique : 0+0 ou 0×0 n’ont jamais fait 10 ou 20 ou 30. Donc 2 nullités additionnées, multipliées ou même divisées ne feront jamais augmenter le nombre de chômeurs en moins. Suis-je claire ?)

Bref, après cet intermède professionnel tout à fait essentiel, j’en viens au sujet de mon post. Vous vous souvenez (ou pas, mais je vous remets le lien) de mes nouveaux bébés achetés en mars ? On a vécu des trucs sympas depuis, dans le Parc de Mondorf les Bains, des trucs un peu moins sympas dans les rues de Boulogne, une large pause pour cause de foulure (encoooooooore ?? c’était au moins d’avril, rappelez-vous), le tapis de course du kiné (justement).

Mais ce week-end, on a atteint le sommet de notre relation : on a couru 8km en moins d’1heure, le tout sans ampoule, sans cheville cassée ou foulée, sans douleur dans les pieds. Mes New Balance sont formidables.

Donc ma première course en compétition, je suis passée dans la cour des grands, ça rigole plus. Bon, c’est sûr, j’ai pas voulu faire trop peur aux autres coureurs et à mon coach de Chéri, j’ai préféré rester à courir dans la queue du peloton (pas du tout parce que j’ai le souffle d’un bébé asthmatique)… en fait de queue de peloton, c’était surtout moi qui fermait la course ! Enfin, j’ai quand même bien remonté, parce qu’à la fin, c’est pas moi qui fermait la course, y’avait 7 ou 8 personnes derrière moi (dont le Chéri et Beau Minou…. là, franchement, vous avez eu vachement peur, hein ?!). D’ailleurs je tenais à remercier Juliette qui a couru avec moi toute la course, et qui m’a retenue dans les moments où je sentais que j’allais découvrir ma vraie personnalité de coureuse à 5 min au km… Encore bravo à Juliette si elle passe par là !

Ah au fait, c’était le 8km de Baisieux (dans ch’Nord), il faisait froid, mais c’était bien sympa. Surtout, se mettre dans la fin de la course, ça donne l’avantage d’être peinard. Et puis pas courir trop vite, aussi, c’est profiter du paysage – ils savent pas tout ce qu’ils ont loupé, ces coureurs rapides !

Et pour finir, bien sûr, un journaliste a tout de suite repéré que j’étais une vraie runneuse qui va super vite, mais qui cache bien son jeu. Du coup, il a essayé de me faire avouer la vérité via une interview et des photos (heureusement que je m’étais épilée les sourcils et que j’avais mis mon joli vernis à ongles rouge !), mais j’ai bien vu son petit jeu et suis restée muette sur mes vraies capacités. C’est qu’il ne faut pas affoler la famille !! Enfin, je suis déjà célèbre dans le Nord, il ne reste plus qu’à me faire ma réputation dans le reste de la France. Boah, je pense qu’une petite course avec Juliette dans Paris devrait arranger ça.

Quand je vous dit que mes chaussures, elles courent vite !

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4 octobre 2008 à 18:50

Cette fois, plus de doute, c’est l’automne. Vous allez me dire « elle nous prend pour des attardés, on connaît les dates des changements de saison ».

Oui mais là, c’est différent. C’est différent parce qu’à Paris, la seule façon de savoir que c’était l’automne, c’était les dates, justement. Ici, rien à voir (et c’est une parisienne qui vous le dit).

Ici, on sait que c’est l’automne parce qu’on profite pleinement de la nature qui prépare son hiver. Sans rire, les couleurs sont incroyablement variées, et toute cette végétation en couleur, ça me réjouis. Je m’en mets plein la vue à chaque fois que je sors, me plonge dès que je peux dans ces rouges vifs, orange foncé et jaune poussin. Certains vont se dire « ahhhh la plouc de parisienne qui découvre la vie ». Et là, je vous arrête, j’ai passé des vacances de la Toussaint à la campagne, j’avais déjà vu ça (évidemment), je sais à quoi ressemble l’automne dans la nature et pas uniquement entre les tours de la Défense. C’est juste que là, c’est tous les jours. En prenant ma voiture, en levant la tête de mon ordinateur (je profite peut-être un peu trop souvent justement), en courant dans le parc de Mondorf les Bains, en allant faire mes courses à Cactus Remich…. bref, comme dirait l’autre, c’est FAN-TAS-TIQUE.

On sait aussi que c’est l’automne, parce que c’est l’arrivée du froid. Sauf qu’ici, pas de surnuage de pollution ou le métropolitain pour conserver un peu de chaleur. Le froid arrive, la chaleur se casse. Point. ET donc, à Luxembourg Ville, les gens (pas comme moi) sont habitués aux froids polaires automnales et ont sorti leurs manteaux (attention, je ne parle pas des sous couches de pulls en dessous, ça, c’est pour le vrai l’hiver). Mais moi, j’étais là avec ma petite veste de demi-saison, j’étais bleue de froid. Du coup, j’ai été obligée de me racheter un manteau (dure la vie) pour l’hiver automne, et des nouvelles chaussures pour aller avec, pas le choix, j’ai une classe à tenir, j’ai un travail moi ^_^

Et comme les gens n’ont pas peur du froid, et qu’on était samedi, et qu’il faisait beau, y’avait plein de mondes dans les rues de Luxembourg. Y’avait même des chanteurs (bien emmitouflés) d’une fac portugaise j’ai supposé, qui nous ont fait un petit show bien sympathique, rythmé comme il fallait pour se tenir chaud. Bref, c’était un bon samedi après-midi automnale dans Luxembourg Ville (peut-être que le banquier ne verra pas ça du même oeil….)

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