Chroniques d'une néo-luxembourgeoise
J'aime la Wurst et la Bofferding

17 novembre 2008 à 17:42

Ah y’est, là, c’est l’hiver. Bon, disons au moins le dernier tiers de l’automne.
Fini les couleurs bucoliques des feuilles, maintenant elles sont toutes sèches, marron, par terre ou dans les poubelles.
Fini le soleil qui descend doucement sur les couleurs bucoliques vers 18h. Maintenant, il est pâle toute la journée (quand on le voit comme aujourd’hui, j’ai mis une petite croix dans mon calendrier) et il est descend doucement à partir de 14h.
Fini les pulls demi-saisons, la petite veste sympathique, les petites chaussures toutes mignonnes. C’est le retour des pulls qui tiennent plus dans les tiroirs, la grosse doudoune à plumes et les moon-boots.

Ne vous fiez pas au début de ce post, j’adore l’hiver. Mais alors ici, ça prend un tour tout particulier que je ne connaissais pas à Paris (et pas vraiment l’année dernière puisque j’y étais que le WE). Aujourd’hui, j’ai vu la 1ère migration de l’année, et ça, croyez-moi, pour une parisienne de souche, c’est tout à fait bouleversant. Attention, je vous vois venir « ah ces parisiens, tous des Delanoë, ils connaissent rien à la campagne ». On me la fait pas ; j’en ai passé des vacances à côté des vaches, des moutons, des oiseaux, de la rivière en bas de la maison et de tout ce qui va avec. Des migrations, j’en ai vu l’année dernière aussi.
C’est juste que là, c’était la 1ere de l’année. Emouvant, pas aux larmes (je n’écris pas un article dans Elle, sinon j’aurais trouvé plein de mots style sentir bon, très lumineuse, concentration, énergie, amour, merveilleux, rêve, grande joie, émotion, parfum des roses, sensible, gaie, vieux films, choses fortes, émouvant (encore ??!!), monter les larmes. Je ne vous mens pas, tous ces mots dans 1 seul article d’1 seule page dans Elle) mais presque. C’est tellement chouette (oui c’est moins poétique, vous pouvez remplacer « chouette » par un mot de la liste précédente) de les voir voler lentement, mais sûrement, bien rangés, pas un bout d’aile qui dépasse, on sent la concentration (ah je l’ai dit !) dans le groupe, et le poids de la responsabilité dans l’oiseau-chef (je peux me reconvertir, là, c’est bon). Notez que comme ça, ça m’a aussi permis de me dire « tiens, le sud est par là ». C’est qu’on est blonde ou on ne l’est pas !

migrations de pioupiou

migrations de pioupiou

Enfin bref, là, on rigole plus. L’hiver ici, c’est quand même vachement plus chouette qu’à Paris. Il faut arriver à faire abstraction des magasins qui ont déjà mis leur déco de noël depuis 3 semaines, et se dire que dans 15 jours, c’est le 1er décembre. On va commencer à manger des chocolats et surtout, de la Wurst et de la Bofferding au Marché de Noël.
Ah et puis comme ça serait bien si c’était noël pour tout le monde, je finis sur un blog super sympa comme je les aime, à aller visiter et surtout, à diffuser à touuuus vos amis (et ennemis, ça fera plus de monde). Le principe est expliqué sur le blog ! ICI
Je retourne me cultiver dans Elle, bien au chaud dans mes chaussons chauffant, sous ma cape en laine avec 1 litre de thé (le premier qui se demande comment je ferai quand le vrai hiver sera là… eh bah je sais pas.)


Découvrez Bénabar!
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5 novembre 2008 à 16:35

Quand je vois des mecs comme ça, c’est plus fort que moi, j’arrive à croire, vraiment, en la personne humaine.

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3 novembre 2008 à 22:24

Dans la série « la Police luxembourgeoise, ça rigole pas », je demande le PV de stationnement.

L’autre jour (j’aime bien commencer comme ça… ça fait cependant moins classe que Once upon a time, mais ça fait moins chichiteux aussi. Bref, je m’égare encore), j’attendais le Chéri devant son bureau (enfin, devant l’iiiiiiiiiiimmense immeuble où y’a son bureau dedans), donc dans la rue. J’étais super bien garée dans le parking souterrain à Auchan, mais certains autres n’avaient pas aussi bien protégé leurs voitures du froid et des PV, donc.

Je vois une petite dame, que j’ai tout de suite identifiée comme étant de la Police Municipale de Lux City, à cause de l’uniforme et de son super vélo méga top équipé. Elle s’arrête devant moi (d’où le fait que j’ai pu admirer son super vélo et son chouette uniforme), et, sans même regarder si la voiture stationnée devant moi avait mis un ticket, elle dégaine. (alors là, j’ai failli m’insurger (intérieurement, naturellement, ne jamais provoquer les représentants de l’ordre luxembourgeois, même s’ils ne sont pas dans leurs Audi mais sur leurs vélos ; un jour je vous raconterai le mec qui a insisté un peu trop pour passer à un rond point alors qu’un-dit représentant lui disait que non, c’était pas possible, et que le représentant au bout de la 2e phrase un peu insistante, il a carrément ouvert la portière du gars… ah bah tiens, je vous l’ai raconté du coup !) donc, je m’insurgeais parce qu’elle avait même pas regardé si y’avait un petit papillon de stationnement… en fait, c’était carrément interdit de stationner).

Donc, elle dégaine. Elle ouvre sa petite sacoche (enfin, sa grosse sacoche) sur son porte bagage et sors…. non, ni un carnet, ni un bic qui va l’agresser (toute façon, il l’aurait pas agresser parce que c’était pas une Saxo Bic, y’a pas de saxo Bic à Lux, tout juste des Clio), mais une superbe machine avec un écran tactile. Ehhhh ouais, la grande classe, quand elle a sortit le stylet et s’est mise à taper avec dextérité sur l’écran. Ca lui a pris 1 minute 28 je dirais. Et puis là, c’était le sommet. L’amende, ce n’est pas une amende écrite à la main (vous vous en êtes doutés) avec un papier carbone en dessous, déchirée d’une souche. Niet, c’est un super papier (de qualité, j’en suis sûre, mais néanmoins recyclé) écrit informatiquement. Et ça, franchement, ça claque.

Et ce qui claque encore plus, c’est qu’elle ne le met pas sous l’essuie-glace, comme ça, avec le risque terrible que la pluie s’empare du papier déchiré de la souche, que l’encre fatiguée du Bic disparaisse, pas du tout. Elle emballe l’amende dans un sachet en plastique, avec un super dessin du panneau « Interdiction de stationner », et seulement à ce moment, elle le coince sous l’essuie-glace.

Après ça, elle range son petit éditeur d’amende, elle enfourche son vélo et repart vers d’autres stationnements illégaux.

Franchement, je l’ai regardé faire, avec beaucoup d’admiration et de bonheur. Et puis elle était toute seule, pas de collègues avec qui tailler le bout de gras. Vous imaginez la rentabilité du truc ? Toute seule, à vélo, avec une machine éditeuse d’amende…. moi, je sais pas, hein, mais Luxembourg, c’est pas un paradis fiscal, c’est le paradis des pervenches !!

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