A l’heure où je vous écris, mes petits canards sucrés, nous avons enfin retrouvé une vie proche de la normale. Heureusement que nous habitons dans un immeuble, la vie a pu s’organiser tant bien que mal.
Vous n’êtes pas sans savoir que la neige a envahi le pays, mais chez nous, c’est la côté nord-est de la Russie. La neige nous a carrément assaillis. Les portes du RDC et les fenêtres du 1er ont cédé sous la pression de cette eau figée, les garages ont été condamnés, sans vous parler des voitures, naturellement impossibles à bouger.
Nous (2e étage) avons accueilli les voisins du 1er, et l’immeuble s’est organisé en groupe : 8 à 10 personnes par appartement pour garder le chauffage (oui parce que bien sûr, plus d’électricité, comme dans le sud de la France, c’est comme ça dans le nord-est de la Russie). Les couettes/duvets/couvertures ont été données en priorité aux enfants. Nous avons communautarisé les réserves de nourriture (surtout que ça arrive un dimanche, vous imaginez l’horreur pour ceux qui n’ont pas eu le temps de faire leurs courses le samedi ??), et nous avons organisé des rondes pour déneiger l’entrée, à coup de pelles, de sel et de briquets. Les fumeurs se sont engagés en premier, ça leur permettait d’en griller une en même temps.
Bref, à l’heure où je vous parle, tout commence à rentrer dans l’ordre. J’ai réussi à sauver mon chat du cannibalisme de certains grâce à du poulet que j’avais gardé au congélateur (j’ai aussi réussi à sauver mon congélateur d’un voisin qui a fait une crise d’hystérie en voyant de la glace dans l’appartement). Nous avons réussi à déneiger l’entrée, et aux vues des mesures de sécurité qui ont été prises par la mégapole qu’est Mondorf, les enfants sont partis faire de la luge. Le chauffage est revenu, et même l’internet.
Bon, c’est vrai qu’il y a pire que nous. Parce que demain, je suis sûre qu’on aura dégagé la route pour aller travailler. Mais je me suis rendue compte d’un truc. Il y a pire que le Parisien sous 4 cm de neige. Il y a les paniqués de la vie/les exagérateurs en herbe dès que Météo France passe toute la France en vigilance orange. Et croyez-moi, ça fait du dégât intellectuel.
Tags:hiver, j'exagère à peine, neige;Oui parce que mes petits canards laqués, il faut savoir que je suis physiquement très jeune. Mes petites cellules graisseuses et l’utilisation de lunettes de soleil dès qqs rayons de soleil (et pas du tout grâce à ma crème 2358 euros le gramme, n’en parlez surtout pas au Chéri) entretiennent à merveille la peau de mon visage de jouvencelle.
Et malgré tout cela, j’arrive à m’imaginer avec des rides. Parce que les gens me font croire que j’ai des rides. Et après, c’est facile de se voir comme ça dans le miroir. Et comment c’est possible, me direz-vous ?
1° Le matin en arrivant au boulot « hhaaan ma pauvre, ça va pas du tout. T’as choppé la grippe ? – heu… non. Enfin, je ne crois pas, ou alors je n’ai aucun symptôme. – alors ça, c’est la gastro, je connais ça. Terrible. – ah mais non, pas du tout. Je me porte comme un charme je t’assure – Mauvaise nuit alors, c’est vrai qu’en ce moment, c’est chaud pour vous. – Non, bien dormi, très bien même, généreusement, copieusement, 10h de sommeil quoi… – bah c’est lundi matin… enfin, t’as vraiment pas l’air en forme. – Je ne suis pas maquillée…. »
2° Au supermarché : « Madame, excusez-moi, votre fille vous réclame je pense. – Je ne pense pas, non – Mais enfin, si là, derrière vous. – Je pense que c’est à la personne qui est à côté d’elle. – Vous êtes sûre ? – Tout à fait sûre. »
Maintenant, je fais malade quand je suis pas maquillée ou, au mieux, disco-girl-en-boîte-jusqu’à-5h-du-mat’-en-pleine-semaine, et dans les magasins, on m’appelle Madame en m’attribuant des enfants. Même les médecins m’appellent Madame.
Je n’ai rien contre le fait de vieillir, j’aime assez l’idée de ne pas vivre trop de temps ici (alors qu’au Paradis… parce qu’indiscutablement j’irai au Paradis… mais je m’égare), mais là, c’est quand même super violent quand on s’y attend pas, au détour d’une conversation banale ou de l’achat d’une paire de Louboutin.
Je vous laisse, j’ai un gommage abrasif à faire avant mon injection de botox.
(Ceux qui voient le lien avec la photo ont droit à un bisou. Ceux qui voient le lien avec la photo ET qui trouvent ce que c’est, je leur envoie un livre.)
Tags:girly, je suis une princesse, mon chirurgien est formidable, morueMes petits poulets, depuis que j’ai arrêté le café en 1992, je bois du thé.
Au départ, je me contentais de faire bouillir mon eau à la bouilloire ou au micro-ondes (voire en cas d’urgentissime dessèchement sans le matériel, à la casserole), de boire des thés en sachet hyper aromatisés (mais pas du lipton jaune, quand même, le lipton c’est que chez Mamie) sachets dans lesquels les feuilles de thé sont toutes écrasées, dans une eau à 90° archi bouillue et même pas filtrée.
Après, j’ai découvert le thé en vrac. Déjà, là, je m’approchais du goût du thé un poil plus authentique. J’ai commencé à avoir des préférences en matière de thé (un peu comme les goûts des glaces : on aime tjs un peu tout, mais on préfère celle au speculoos ou le sorbet à la mangue).
Et depuis aujourd’hui, j’atteins presque la perfection. Oggy vous le prouve, en image : 
Petit à petit, j’ai acquis du nez et du goût pour les thés. Maintenant, je sais vous dire que j’ai horreur du thé noir (d’où le lipton jaune chez Mamie), le thé vert me plaît mais je le trouve assez amer, et je l’apprécie essentiellement accompagné de fleurs légères (type rose, tournesol ou, certes plus fort, jasmin), et j’éprouve une passion sans limite pour les thés blanc et jaune.
J’ai aussi acquis mes superbes boîtes à thé hermétiques pour conserver toutes mes jolies feuilles bien au frais; ces feuilles, je les admire de l’oeil, je les sens des 2 narines et je les sublime sur les papilles. C’est un tout, non dissociable (et les boîtes, c’est énorme ce que ça joue sur le côté joli de la chose… mais c’est purement utile, hein, vous l’aurez tous compris).
Et donc, Oggy vous présente la parfaite panoplie du puriste en thé, terminée en cette nouvelle année qui débute. Vous aurez reconnu les splendides infiniment pratiques boîtes à thé, les sachets aériens pour laisser les petits feuilles s’ébrouer efficacement, dans une eau à température idéale grâce à la bouilloire avec thermostat incorporé. N’oubliez pas le pince filtre (ça sert à rien non plus de s’ébouillanter les petits doigts pour le récupérer, bien que l’eau dépasse rarement 70° pour mes thés favoris), et le minuteur (hyper mega important, mais je ne vous fais pas l’article, tout le monde a déjà vomi un thé vert à la menthe Tchaé de Lipton trop infusé).
Les ultra-puristes (dont je ne fais pas encore partie) me diront plusieurs choses :
a) et la théière toute jolie en fonte ultra lourde pour garder l’eau à température ? Oggy ne l’a pas présenté parce qu’elle est trop lourde pour ses petites papattes, mais elle fait partie de ma panoplie, surtout quand je bois 2 litres de ce merveilleux breuvage le dimanche à 14h. Mais il n’est écrit nulle part dans ma Tea Bible qu’il faut nécessairement user de la théière. Mais il est vrai que pour conserver 2 litres de thé à bonne température, rien ne vaut la bonne grosse théière (bien que depuis aujourd’hui, ma vision hydro-maintien au chaud à changer, grâce au Keep Warm de ma bouilloire).
b) es-tu sûre qu’avec ta bouilloire qui indique la température, l’eau dans lequel tu trempes tes petites feuilles est à la bonne température ? Surtout que tu perds environ 10° quand tu la verses dans ta tasse, mais et si c’était 7° ? Là, c’est vrai, j’aurais quand même dû investir dans un petit thermomètre. Mais la montagne est haute et la route est longue (heureusement, la voie est libre).
c) ton thé en vrac, c’est super, mais connais-tu réellement le nom des feuilles de thé que tu bois ? Arghl, là, maître, tu m’as eu. Non, et c’est une grave erreur. Les prochains thés que j’achèterai, juré, ça sera en connaissance de cause, pour sublimer encore plus leur goût.
d) la réponse d.
On débat quand vous voulez du goût des thés et de leur composition.
Tags:je me la pète, master ès thé, santéVoilà, mes lapins, c’est le 1er janvier. Il va bientôt neiger des poulets à plumes d’or tellement ça fait longtemps que j’ai pas écrit.
Et là, vous vous dites, « c’est la nouvelle année, elle se sent obligée ». Et bien justement, pas du tout. Parce que c’est le 1er janvier. Le truc qui me file des boutons, c’est que c’est la bonne année partout. Perso, j’arrive pas à me dire « ça y’est, c’est 2010″. Je pense que je m’en rendrais compte quand j’aurai daté 5 ou 6 chèques de 2009 et que la Banque m’aura renvoyé un courrier « Madame, Suite au rejet de votre chèque… ». Mais pour l’instant, rien, nada, qu’eud. Et même pas au boulot je pourrais m’en rendre compte, parce que tous mes rapports sont encore en 2009 alors…
Ce qui m’amène justement, c’est que cette année, ça me fait tout bizarre. Sûrement parce que mon Vienna s’est démesurément rempli, et que j’ai suivi d’un peu plus près Facebook. Quasiment tous les sites/blog que je lis goulûment souhaitent leurs voeux, des gens que je n’ai pas vu depuis plus de 15 me souhaitent via LE réseau social « à tous une super bonne année ! », et ceux à qui je ne parle plus m’en souhaitent encore davantage.
Dans ce fatras de voeux plus irréels que réels, il y a les bonnes résolutions, les bilans et les nostalgiques qui se souviennent de ce que leur papa disait, ou la couleur de leur volets y’a 3 ans. Des fois, je voudrais me recycler en sociologue, juste pour rire. Y’a sûrement du boulot.
Je ne dis pas que c’est bien ou pas bien, que je suis pour ou contre. Je dis juste que je ne suis pas trop sûre d’être tout à fait sincère en envoyant un publipostage de sms le 1er à 00h27 (parce qu’avant, réseau saturé)(alors que j’approuve à mort le sms perso envoyé à 00h12, parce que les gens qui l’ont écrit ont vraiment pensé à moi), et je trouve qu’on en fait trop (alors que pour noël, je ne trouve pas… je sais, certains y trouveront à redire).
Je ne sais pas si je suis très claire, mais y’en a qui n’aiment pas les chèques-cadeaux ou cadeaux échangeables, moi c’est le ramdam « nouvelle année » qui me gave comme une oie (et je vous assure, elle est gavée la carne).
Bref, si je dois vous souhaitez un truc, ça sera en vous claquant la bise et/ou en vous serrant dans mes bras (ceux à qui j’ai répondu par sms, oubliez tout, j’étais bourrée, parce que oui, je fêtais la nouvelle année, parce que oui, j’adore faire la fête avec les potes et boire du champagne en mangeant des madeleines).
Je file attaquer ma detox pour grimper sur mes Jimmy Choo.
Tags:j'aime mes chaussures, love on the beach, rires






